KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars)

Les origines des KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars) remontent au XVIIe siècle.
L'origine de la production d'autels bouddhistes à Kanazawa s'explique par plusieurs facteurs : durant l'époque Muromachi, un moine bouddhiste Jōdo Shinshū nommé Rennyō Shonin diffusa son enseignement dans la région de Hokuriku, contribuant ainsi à la popularité de la foi Jōdo Shinshū auprès de nombreux habitants ; par ailleurs, le seigneur du domaine de Kaga créa un atelier qui forma des artisans qualifiés. De plus, le domaine de Kaga encouragea chaque foyer à posséder un autel bouddhiste, conformément au recensement religieux du shogunat Tokugawa. Enfin, la culture florissante de Kaga, soutenue par l'immense richesse du domaine (connue sous le nom de Kaga Hyakumangoku), contribua à la création des KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars), caractérisés par leur utilisation solennelle et raffinée de la feuille d'or et des techniques de maki-e (laque).

  • Technologie/techniques/matières premières

    Technologie/techniques

    1. La structure de la « base en bois » est assemblée à l'aide d'« assemblages à tenon et mortaise ».

    2. La construction du palais est basée sur la méthode « masu-gumi », qui utilise « kumimono-jiita » (panneaux à consoles).

    3. La peinture sera réalisée à la main à l'aide d'une laque raffinée, et les panneaux de carrosserie et les panneaux de porte seront finis avec une « finition roiro ».

    4. La sculpture sera réalisée en utilisant la technique de la « sculpture sur bois » et celle de la « sculpture à la feuille d'or ».

    5. Appliquer le maki-e (laque avec de la poudre d'or ou d'argent) et la feuille d'or.

     

    matières premières

    1. Pour les parties en bois, les panneaux incrustés de la « partie inférieure du shoji » et du « châssis avant » doivent être en tabou, en camphre ou en ébène, ou en matériaux de qualité équivalente, et pour les autres parties, en ginkgo, en cyprès, en pin ou en cèdre, ou en matériaux de qualité équivalente.

    2. Les ferrures métalliques doivent être en cuivre, en alliage de cuivre, en argent ou en un métal de matériau équivalent.

    3 漆は、天然漆とすること。

  • Scène de travail

    Nous allons vous présenter le processus général de fabrication KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars), en suivant les 10 étapes principales. L'achèvement d'un autel bouddhiste est un moment où les techniques traditionnelles de KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars), qui nécessitent de nombreux mois de travail et de multiples étapes, prennent tout leur sens.

    Procédé 1 : Procédé de fabrication de la base en bois

    Le bois utilisé est du ginkgo et du cyprès. Après séchage complet, il est débité aux dimensions requises, puis ébauché à la scie pour obtenir l'épaisseur et la largeur souhaitées. L'outil de mesure est une règle conçue par l'ébéniste lui-même, lui permettant de déterminer toutes les dimensions, comme la longueur de chaque pièce et l'emplacement des trous. Une fois l'ébauche terminée, tenons, trous, rainures, queues d'aronde et autres détails sont ajoutés. L'ébéniste prend également en compte l'épaisseur du vernis qui sera appliqué ultérieurement, en pensant toujours au produit fini. Le réglage des angles de l'autel exige aussi un savoir-faire, et les angles et les surfaces sont ajustés grâce à des techniques spécifiques. Une fois toutes les pièces réalisées, elles sont assemblées, séchées pendant environ six mois pour éviter tout retrait, puis remises au laqueur.

    Processus 2 : Processus de fabrication du palais

    Le « kuden » (palais) désigne la partie intérieure du toit d'un autel bouddhiste. Pour sa réalisation, on utilise du pin rouge, du cyprès, du cèdre, du ginkgo, etc., séchés pendant plus de six mois dans un endroit ensoleillé et bien aéré. Le bois est débité aux dimensions requises et ébauché à l'épaisseur et à la largeur souhaitées. Là encore, le travail du bois est réalisé à l'aide d'outils spécifiques à l'artisan. Les pièces ébauchées sont ensuite finies à la main au ciseau et au couteau. Le kuden compte notamment entre 300 et 400 « masugumi » (équerres), et leur fabrication artisanale exige un temps considérable. Composé de plus de 1 000 pièces, le kuden s'étend jusqu'au sommet du toit ; aucun détail n'est négligé, ce qui confère à l'ouvrage une finition imposante et luxueuse. Le produit fini est ensuite confié au laqueur.

    Procédé 3 : Procédé de fabrication par gravure sur feuille

    Le hakubori (sculpture à la feuille d'or) est une technique de création de sculptures recouvertes de dorure à chaud. On utilise du bois brut, comme le pin rouge, qui se prête particulièrement bien à la sculpture de précision. Un contour est dessiné sur le bois découpé, puis sculpté avec soin à l'aide de divers outils. La forme est affinée en veillant à l'équilibre et à la création d'une impression de relief. L'œuvre finie est ensuite confiée au laqueur.

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    Processus 4 : Processus de fabrication de sculptures sur bois

    La sculpture sur bois est le procédé de fabrication des panneaux avant, supérieurs, centraux et inférieurs du shoji, où le grain du bois est apparent. Les matériaux utilisés sont des bois durs comme l'if, le buis et le mûrier, séchés naturellement pendant plus de six mois dans un endroit ombragé et bien ventilé. On commence par dessiner un contour à l'encre ou au crayon. L'ébauche est réalisée au marteau, puis la sculpture est affinée jusqu'à une finition quasi parfaite à l'aide d'outils de sculpture (kozukuri). La finition est obtenue par polissage à la crin de cheval ou au papier de verre. Une fois terminé, le shoji peut être assemblé.

    Processus 5 : Processus de fabrication des raccords métalliques

    Les éléments métalliques des autels bouddhistes sont généralement fabriqués à partir d'alliage de cuivre travaillé ou de feuilles de cuivre, et chacun est minutieusement façonné par des artisans. Le métal est mesuré aux dimensions requises, puis sa forme est tracée à l'aiguille. Cette forme est ensuite découpée au ciseau, et de fins motifs sont ajoutés au ciseau à modeler. Les parties superflues sont retirées à la pince, et la forme est achevée. Les pièces sont alors plongées dans de l'acide nitrique pendant 2 à 3 secondes, rincées abondamment à l'eau, puis séchées à l'air libre. Ce procédé, appelé décapage à l'acide, élimine les traces de graisse et de rouille. Enfin, la surface est aplanie au marteau de nivellement afin d'éliminer toute déformation. Il convient de veiller à ne pas étirer le matériau lors de cette étape.
    La dernière étape est le plaquage. Les ferrures de la porte supérieure sont plaquées en noir bleuté, et celles de la porte coulissante en or ou en argent. Les produits finis sont ensuite acheminés vers la phase d'assemblage.

    Procédé 6 : Procédé de revêtement

    Le socle en bois, le palais et les sculptures à la feuille d'or, une fois terminés, entrent dans cette étape. Un mélange de poudre de bois et de poudre de tissu, malaxé pour former une laque à braser, est appelé laque kokuso. Lors de ce processus, les nœuds et les imperfections du socle en bois sont éliminés à l'aide d'un petit couteau, puis la laque kokuso est appliquée en une couche légèrement en relief et laissée sécher. Pour la sous-couche, une couche de couleur rouille (un mélange de poudre à polir et d'eau, additionné de laque de sous-couche) est appliquée à plusieurs reprises. Ensuite, afin d'éliminer toute irrégularité, elle est polie avec une pierre à aiguiser imbibée d'eau. Cette étape est appelée polissage de finition. Après le polissage de finition, un décor appelé sabihimo (cordon de rouille) est appliqué sur tous les bords pour leur donner un effet tridimensionnel. Le contour est mis en relief à l'aide d'une spatule à cordon, et après séchage complet, il est poli au papier de verre.
    Vient ensuite la sous-couche. Une fine couche de laque est appliquée au pinceau et laissée sécher complètement. La laque séchant à l'humidité, elle est placée dans une chambre de séchage. L'humidité y est maintenue à 80 %. La surface est ensuite polie à l'eau avec du charbon de Shizuoka pour la rendre plane avant l'application de la couche de finition. Il est important que cette dernière soit appliquée uniformément et à l'épaisseur appropriée, sans traces de pinceau. Une attention particulière est portée à éviter que la poussière ne s'y dépose. La pièce finie est alors remise au maître verrier.

    Étape 7 : Procédé Maki-e

    Le makie est appliqué sur les piliers avant et centraux, le rebord de la plateforme, l'intérieur des portes et les tiroirs. On commence par dessiner une sous-couche détaillée sur du papier mino à l'aide d'un pinceau fin. Le papier est ensuite retourné et la sous-couche est reportée à la laque. Puis, on la place sur l'objet et on la frotte légèrement au pinceau. Lorsque de la poudre d'argent est saupoudrée sur la laque, la sous-couche se détache. Le togidashi makie est une technique permettant de représenter les montagnes et les rivières en arrière-plan. Le motif est dessiné à la laque, puis, avant qu'elle ne sèche, le makie est appliqué à l'aide de poudre d'or et d'autres matériaux. Après l'application de coquillages ou de découpes d'or et d'argent et le polissage par un maître roiro, l'objet est remis à l'artiste makie pour l'étape suivante.
    Le procédé de laque en relief crée un effet tridimensionnel. La laque de base et le tonoko (un type de laque) sont mélangés, la consistance est ajustée avec de l'eau, et le motif est peint en couches successives. Après séchage à l'air libre, la surface est polie à l'encre pour éliminer les irrégularités. Un polissage supplémentaire est effectué sur les zones non décorées, puis une laque maki-e en relief, composée d'un mélange de bengara (un pigment) et d'encre de cendre, est appliquée et séchée en chambre de séchage. Ce procédé est appelé urushiage (laquage). Pour le saupoudrage de poudre, lorsque la laque est sèche à environ 80 %, de la poudre d'or est saupoudrée à l'aide de soie. Le saupoudrage de poudre est une technique délicate car le temps de séchage de la laque est sensible aux variations climatiques. Après le saupoudrage, la surface est séchée en chambre de séchage pendant une journée, puis le processus de laquage est répété deux fois. De la laque brute mélangée à du bengara (un pigment) est appliquée sur les zones saupoudrées de poudre et séchée pendant une journée. On frotte ensuite la laque brute et on la laisse sécher une demi-journée supplémentaire. Enfin, on applique de la poudre de pierre à aiguiser ou de la poudre de bois de cerf sur le bout des doigts et on polit la pièce. Comme pour les objets laqués, on veille scrupuleusement à ce que la poussière ne se dépose pas. Après l'application de la surglaçure et le saupoudrage de poudre d'or, la pièce est terminée. Elle est alors remise à l'artisan laqueur.

    Processus 8 : Processus Roiro

    Le roiro est un procédé de polissage des objets laqués ou laqués au maki-e (laque dorée) visant à leur donner de l'éclat. La laque roiro est appliquée, séchée dans un bain pendant plus d'une semaine, puis poncée à l'eau avec du charbon de Shizuoka ou du charbon roiro pour lisser la surface. Le procédé consistant à appliquer un mélange de poudre à polir et d'huile de colza sur un chiffon et à frotter la surface est appelé « do-zuri ».
    Les rayures laissées par le polissage au charbon noir sont superficielles, mais ce procédé permet de les éliminer, de dégraisser la surface et de lisser le tranchant. Après l'affûtage, essuyez à l'eau chaude, puis avec un chiffon doux.
    Le « suri-urushi » consiste à appliquer de la laque brute sur du coton, à la frotter sur toute sa surface, à l'essuyer avec du papier japonais légèrement froissé, puis à la laisser sécher. Pour obtenir un brillant, un mélange de poudre de corne et d'huile de colza est frotté entre les paumes des mains. Le processus de suri-urushi et de polissage est répété deux à trois fois afin d'obtenir une finition profonde et lustrée. Une fois le processus de roiro (laque noircie) terminé, la pièce est rendue au laqueur ou à l'artiste maki-e (laque dorée).

    Procédé 9 : Procédé de marquage à chaud

    La pièce est finie à la feuille d'or, une spécialité de Kanazawa. Une quantité généreuse de feuille d'or est utilisée pour créer un effet magnifique, et chaque feuille est appliquée individuellement. La feuille d'or disposée est pressée avec du coton, en enlevant tout excédent et en assurant une adhérence parfaite. De petits morceaux de feuille d'or sont découpés et appliqués sur les sculptures complexes pour combler les moindres interstices. Selon la technique traditionnelle, un léger essuyage du vernis donne un aspect mat à la feuille d'or, tandis qu'un coton différent, associé à un essuyage plus approfondi, permet d'obtenir un fini brillant. Après un séchage d'une journée dans un bain, la pièce finie est soumise à l'assemblage.

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    Processus 10 : Processus d’assemblage

    Les produits finis de chaque étape de production sont rassemblés ici et assemblés. Ici aussi, dans une perspective de durabilité pour les décennies à venir, la plupart des assemblages sont réalisés sans clous ni autres fixations.

     

  • Gros plan

    KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars) sont d'une beauté exceptionnelle, grâce à leur combinaison exquise de maki-e (laque dorée) et de laque.

    KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars) ont prospéré, profondément enracinés dans le patrimoine historique de la ville. Sans le savoir-faire exceptionnel et la collaboration étroite des artisans du bois, des laqueurs, des métallurgistes, des artistes maki-e et des sculpteurs, de telles œuvres d'art n'auraient jamais pu voir le jour.

     

    Une précieuse archive numérique, une source de fierté pour les artisans traditionnels.

    « Pour parler de l'histoire des KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars), il faut d'abord aborder le bouddhisme. La prospérité de la fabrication KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars) s'explique par la visite de Rennyo Shonin dans la région de Hokuriku. C'est pourquoi le bouddhisme Higashi Honganji (Jodo Shinshu) s'est implanté parmi la population de Kanazawa. »
    C’est Taizo Yamada, un KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars), qui m’a expliqué cela. Il utilise l’ordinateur depuis huit ans et s’en est servi avec aisance tout en m’expliquant soigneusement des images numériques d’autels bouddhistes.
    Durant ses études universitaires, M. Yamada a commencé à peindre des autels bouddhistes et des objets religieux, et s'est également spécialisé dans la décoration en maki-e (laque dorée). L'éclat et l'élégance du maki-e sont une des caractéristiques des KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars), et leur raffinement est encore accentué par la douceur des feuilles d'or, fabriquées artisanalement dans la région.

    M. Yamada explique le fonctionnement de l'autel bouddhiste tout en regardant l'écran de l'ordinateur.

    La technique s'acquiert véritablement par l'expérience physique. Mais les techniques apprises par le corps durent toute une vie.

    L'univers des autels bouddhistes ne repose pas sur un système d'apprentissage traditionnel ; l'apprentissage se fait par l'observation. J'ai appris en observant les techniques des artisans et en les intégrant progressivement à ma propre approche. Cet univers est organisé selon un système de division du travail : chaque tâche est importante, mais l'ensemble doit être réalisé dans son intégralité. Pour le travail du maki-e (laque dorée), la clé réside dans l'utilisation optimale de la poudre. Différents motifs sont créés grâce à des techniques telles que le maki-e poli et le maki-e brillant, des compétences qui ne s'acquièrent pas à moitié.
    À Kanazawa, sous le règne de Maeda Toshitsune, troisième seigneur du domaine de Kaga, le bouddhisme Jōdo Shinshū se répandit parmi le peuple et le savoir-faire nécessaire à la fabrication des autels bouddhistes se développa. Plus tard, sous le règne du cinquième seigneur, Tsunanori, divers ateliers virent le jour et il semble que de nombreux artisans qualifiés furent formés. En 1471, Rennyō Shonin se rendit à Yoshizaki, dans le sud de Kaga, et diffusa progressivement ses enseignements dans toute la région, contribuant ainsi à la popularité croissante des autels bouddhistes.
    À cette époque, les ateliers étaient divisés en 23 catégories, dont le maki-e (laque d'or), la laque, le travail du papier et du métal, la peinture, la broderie, les armures, l'artisanat, la coutellerie, la marqueterie, la forge d'épées, le polissage, la teinture à la garance, la menuiserie, la confection de costumes de nô et de vêtements de cour. Ces artisans recevaient une pension du domaine et se voyaient attribuer un nom de famille en tant qu'artisans officiels, jouissant d'un statut proche de celui des samouraïs et se distinguant des simples citadins.

    Un nouvel autel bouddhiste à trois faces destiné aux personnes septuagénaires, témoignant du savoir-faire de M. Yamada.

    Contexte historique : La demande a augmenté en raison des politiques du shogunat.

    « Les produits fabriqués par ces artisans étaient autrefois offerts en cadeau lors de réceptions mondaines avec les familles nobles, les courtisans, les seigneurs féodaux, ainsi que dans les temples et sanctuaires. Ils servaient également de répulsifs à mouches et étaient offerts en donation aux temples et sanctuaires situés sur les territoires de leurs vassaux. Plus tard, de nombreux artisans, héritiers de la tradition de ces ateliers, s'installèrent à Kanazawa et diversifièrent leurs activités en se spécialisant dans différents domaines : travail du bois, laquage, travail du métal, estampage (maki-e) et sculpture. »
    « En réalité, sous le shogunat Tokugawa, les foyers dépourvus d'autel bouddhiste étaient sévèrement punis, car considérés comme appartenant à une secte hérétique. À l'origine, Kaga était une région imprégnée de la tradition du bouddhisme Shinshū, et la demande d'autels bouddhistes y était plus forte qu'ailleurs ; mais il semble que cette demande ait connu une augmentation spectaculaire durant cette période. »

    Un autel bouddhiste qui dégage de l'élégance au milieu de son luxe, voilà quelque chose que j'aimerais m'offrir.

    La qualité des KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars) représente l'apogée de la culture locale. Leur fabrication, à partir d'essences de bois soigneusement sélectionnées (comme le machilus thunbergii, le camphrier et l'ébène) assemblées par tenons et mortaises, et la construction du toit intérieur de la façade, appelé « kuden » (palais), selon une technique d'assemblage spécifique, obéissent à des règles établies. Le laquage, quant à lui, est principalement réalisé à la main avec des laques naturelles. Le maki-e (laque dorée), à la fois durable et raffiné, associé à la feuille d'or locale, confère aux autels une élégance incomparable.
    Jusqu'à présent, je n'avais jamais considéré les autels bouddhistes que comme des lieux où vénérer Bouddha, mais je suis sûr de ne pas être le seul à vouloir exposer un autel de ce genre dans ma chambre comme une œuvre d'art (une pièce artisanale).

    Une magnifique tortue en maki-e (laque avec de la poudre d'or ou d'argent).

    Une pièce en laque représentant un dragon qui semble vivant.

    Profil d'artisan

    Taizo Yamada

    Taizo Yamada est également vice-président de KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars).

    Depuis 35 ans, il travaille à la laque et au maki-e (laque dorée) des KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars). Artisan traditionnel certifié, il est actuellement propriétaire de la boutique d'autels bouddhistes Yamada.

    Anecdotes

    Brochure numérique traditionnelle d'autel bouddhiste J-Eve

    Actuellement, KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars) mène des recherches sur les techniques de fabrication des autels bouddhistes traditionnels de l'époque d'Edo et des périodes antérieures, et travaille à la création d'une version numérique de l'autel.
    Certains des plus magnifiques autels bouddhistes ayant appartenu à de riches paysans de Kanazawa sont aujourd'hui inestimables. Kanazawa comptait de nombreux paysans fortunés, et il n'était pas rare d'entendre des histoires de personnes contraintes de choisir entre leur maison et leur autel bouddhiste. C'est dire l'importance que revêtait la responsabilité du chef de famille en matière de protection de cet autel.
    « Certaines de ces pièces témoignent d'un savoir-faire exceptionnel, d'une laque raffinée et de décorations maki-e (à la poudre d'or ou d'argent). Je suis profondément impressionné par le talent des artisans de cette époque. Si nous devions les reproduire avec les matériaux et les techniques actuels, nombre d'entre elles coûteraient plus de 50 millions de yens », a déclaré M. Yamada, dont l'ordinateur renferme ces précieuses archives numériques.

    À présent, jetons un coup d'œil à une petite partie de ces archives : un magnifique exemple de savoir-faire en matière de fabrication d'autels bouddhistes, appartenant à un riche fermier.

    • Porte coulissante avec décor maki-e (laque)

    • Un autel bouddhiste traditionnel de style Kanazawa appartenant à un riche fermier de Kanazawa (vers 1881).

    • Ferrures métalliques décoratives pour le loquet de la porte supérieure.

     

aperçu

Nom de l'objet artisanal KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars)
lecture phonétique Autel bouddhiste de Kanazawa
Classification des métiers autels bouddhistes et objets rituels bouddhistes
Principaux produits autel bouddhiste
Zone de production principale Ville de Kanazawa
Date désignée 2 juin 1976

adresse de contact

■ Association de la zone de production

Association coopérative des fabricants et commerçants KANAZAWA Butsudan (Household Buddhist Altars)
〒920-0855
8-2 Musashimachi, ville de Kanazawa, préfecture d'Ishikawa
Immeuble Sezawa, 2e étage
TÉL. : 076-223-4914
Télécopieur : 076-232-6714

http://kanazawa-butsudan.or.jp/

Caractéristiques

Kaga est une région où le bouddhisme Jodo Shinshu est si répandu qu'on la surnomme parfois « royaume Shinshu », ce qui explique la forte demande d'autels bouddhistes. S'appuyant sur la tradition des ateliers de Kaga qui utilisent les techniques de laque et de sculpture pour la fabrication de ces autels, les objets ornés de feuilles d'or sont particulièrement remarquables.

Comment le fabriquer

Le processus comprend la préparation du bois, la sculpture, la peinture, le travail du métal décoratif, l'application de maki-e (laque dorée), l'application de feuilles d'or et la finition. Les matières premières sont principalement le ginkgo, le cyprès, le pin et le cèdre, tandis que l'ivoire et le corail sont utilisés pour la sculpture. Le maki-e est appliqué selon la technique du honkin todashi migaki (polissage à l'or véritable) pour obtenir un fini éclatant. Des finitions en kirikane (feuilles d'or découpées) or et argent sont également appliquées pour exprimer le luxe.

Veuillez consulter cette page pour obtenir des informations sur les artisans traditionnels.

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